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À quelle altitude vole-t-on en parapente à Annecy ?

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À retenir

  • Le décollage au-dessus du Col de la Forclaz se situe environ à 800 mètres au-dessus du niveau du lac d’Annecy.
  • La hauteur de vol n’est jamais fixe : elle évolue selon la météo, les ascendances et le type de vol.
  • Lorsque les conditions sont favorables, les thermiques peuvent permettre de monter au-dessus du point de décollage.
  • Malgré la hauteur, les sensations sont très différentes du vide ressenti au bord d’une falaise.

Au décollage au-dessus du Col de la Forclaz, vous surplombez déjà le lac d’Annecy d’environ 800 mètres. Mais il n’existe pas une hauteur de vol unique. Selon les ascendances et le type de vol, vous pouvez ensuite perdre ou gagner de la hauteur au fil du parcours. C’est donc la hauteur par rapport au lac, qui évolue tout au long du vol, qui décrit le mieux ce que vous allez vivre en parapente à Annecy.

Altitude ou hauteur : que cherche-t-on vraiment à savoir ?

Avant de parler chiffres, il faut lever une petite confusion. Deux mots reviennent sans cesse : altitude et hauteur. Ils ne veulent pas dire la même chose.

L’altitude se mesure par rapport au niveau de la mer. L’aire de décollage du Col de la Forclaz se situe à environ 1 250 mètres d’altitude, soit près de 800 mètres au-dessus du lac.
La hauteur, elle, indique la distance qui vous sépare du sol ou du lac, juste sous vos pieds.

Quand vous tapez « à quelle altitude vole-t-on à Annecy ? », c’est presque toujours la seconde notion qui vous intéresse. Vous ne cherchez pas une coordonnée sur une carte. Vous voulez savoir à quelle distance du lac vous allez planer, et ce que cela fait. Nous garderons donc le mot altitude quand il est utile, mais nous parlerons surtout de hauteur de vol.

À quelle hauteur vole-t-on réellement au-dessus du lac d'Annecy ?

Il n’y a pas de réponse en un seul chiffre. Et c’est une bonne nouvelle : cela veut dire que chaque vol est différent. Voici comment la hauteur évolue, du premier pas jusqu’à l’atterrissage à Doussard.

Juste après le décollage, la pente s’éloigne sous vos pieds

Le décollage s’effectue au-dessus du Col de la Forclaz, environ 700 à 800 mètres plus haut que le niveau du lac. Dès les premiers instants, la pente descend doucement sous vos pieds. Vous ne tombez pas : vous vous éloignez du relief, progressivement. La sensation ressemble plus à un glissement qu’à une chute. En quelques secondes, le sol devient un paysage.

Les ascendances permettent ensuite de monter, parfois au-dessus du décollage

Un parapente n’a pas de moteur. Pour rester en l’air et gagner de la hauteur, le pilote exploite les ascendances. Parmi elles, les thermiques sont des masses d’air réchauffées qui s’élèvent et permettent au parapente de gagner de l’altitude. Ces montées dépendent entièrement des conditions du jour. Lors d’un vol favorable, certains passagers évoquent être montés bien au-dessus du point de décollage :

« [...] sommes montés à 2200 m d'altitude. C'était incroyable. »

Mais ce n’est en aucun cas une garantie : la hauteur atteinte varie d’un vol à l’autre, selon la météo et le type de vol choisi.

La hauteur dépend de la météo, du relief et du type de vol

Voilà pourquoi aucun chiffre fixe ne tient. La hauteur atteinte varie selon la météo du jour, la force des ascendances et le vol que vous avez choisi. Deux baptêmes le même jour peuvent suivre des trajectoires différentes. C’est cette part d’imprévu qui fait la magie du vol libre.

Que voit-on lorsqu'on prend de la hauteur au-dessus d'Annecy ?

C’est là que la hauteur prend tout son sens. Elle ne se mesure pas seulement en mètres : elle se vit dans ce qu’elle révèle sous vos yeux.

Le lac change complètement de perspective

Depuis la rive ou l’aire de décollage, le lac d’Annecy est déjà magnifique. Vu du ciel, il devient autre chose. Ses contours se dessinent en entier. Les nuances de bleu et de turquoise se dévoilent selon la profondeur de l’eau. Les villages, les rives et les petites plages s’organisent comme sur une carte vivante. Plus vous montez, plus le paysage s’ouvre et se comprend d’un seul regard.

Les montagnes se dévoilent tout autour du lac

En prenant de la hauteur, le décor s’élargit. Les reliefs qui entourent le lac se déploient à 360 degrés. Selon le secteur de vol et les conditions du jour, on distingue les sommets proches puis, plus loin, les grands massifs des Alpes. Ce panorama aérien qui s’agrandit à mesure que l’on monte est l’une des grandes récompenses du vol au-dessus d’Annecy.

Est-ce impressionnant de voler aussi haut en parapente ?

C’est la vraie question derrière beaucoup de recherches sur la hauteur de vol. Rassurez-vous : voler haut en parapente procure une sensation très différente de celle ressentie au bord d’une falaise ou d’un balcon.

Au bord du vide, votre regard plonge vers le bas et votre corps cherche un appui. En parapente, il n’y a pas ce point de bascule. Vous êtes installé confortablement dans une sellette, le relief s’éloigne en douceur, et ce que vous percevez d’abord, c’est le déplacement. On ressent le mouvement, le glissement dans l’air, le panorama qui défile, plutôt que la distance qui vous sépare du sol.

C’est souvent une surprise pour ceux qui appréhendent la hauteur, comme en témoigne cette passagère :

« [...] une première expérience absolument magique, magnifique, que du bonheur mais aussi beaucoup de sensations fortes pour moi qui aurais cru que je le ferais un jour avec la phobie du vide !!! »

Cela ne veut pas dire que toute appréhension disparaît d’un coup : les premières secondes peuvent surprendre. Mais la hauteur, ici, se transforme vite en sensation de liberté. Si la peur du vide en parapente vous freine, sachez qu’elle s’apprivoise souvent dès les premières minutes de vol.

La hauteur dépend-elle du baptême choisi ?

En partie, oui. Le type de vol influence la hauteur que vous atteindrez, sans jamais la garantir au mètre près.

Un vol de découverte privilégie généralement une trajectoire plus directe, tandis qu’un vol thermique cherche davantage à exploiter les ascendances pour prolonger le vol et gagner de la hauteur. Hauteur et durée peuvent donc être liées : lorsque les conditions permettent d’exploiter les ascendances, le pilote peut gagner de la hauteur et prolonger le temps passé en l’air.
Le choix dépend surtout de ce que vous recherchez : un moment contemplatif, ou une vraie prise de hauteur.

Où vivre cette sensation de hauteur à Annecy ?

À Annecy, un baptême permet de découvrir ces sensations sans expérience préalable, en survolant le lac et ses eaux turquoise. Le vol se fait en biplace, aux côtés d’un moniteur diplômé d’État qui prend en charge le décollage, le pilotage et l’atterrissage.

Chez Delta Évasion, les vols décollent au Col de la Forclaz et se terminent à Doussard. L’équipe réunit des pilotes au parcours rare : d’anciens membres de l’équipe de France, des champions de France, et des championnes couronnées au plus haut niveau, dont Claire Bernier, championne d’Europe et vainqueur de la Coupe du Monde, et Élisa Houdry, championne du monde 2009.

C’est ce qui change tout sur la question de la hauteur : selon vos envies, votre appréhension et les conditions, ils adaptent le vol, d’une trajectoire douce et contemplative à un vol qui exploite pleinement les ascendances pour prendre de la hauteur. Vous n’avez pas à choisir un chiffre à l’avance : vous dites ce que vous recherchez, ils ajustent.

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FAQ : questions fréquentes sur l'altitude

À quelle hauteur vole un parapente au-dessus du lac d'Annecy ?

Il n’existe pas de hauteur fixe. Dès le décollage au-dessus du Col de la Forclaz, le parapente évolue à environ 800 mètres au-dessus du lac. La hauteur change ensuite selon la trajectoire et les ascendances rencontrées pendant le vol.

Oui. Lorsque les conditions sont favorables, le pilote peut exploiter les ascendances pour gagner de l’altitude et monter au-dessus du point de décollage. Ce principe est notamment recherché lors des vols thermiques.

La sensation est très différente de celle ressentie au bord d’une falaise. Installé dans la sellette, on perçoit surtout le déplacement et le panorama, pas la distance au sol. Certains passagers qui appréhendent la hauteur sont surpris par leurs sensations une fois en l’air.

De trois facteurs principaux : la météo du jour, la force des ascendances et le type de vol choisi. Un vol de découverte privilégie une trajectoire plus directe, tandis qu’un vol thermique cherche davantage à exploiter les ascendances.

Image de Dominique Cruciani
Dominique Cruciani

Dominique Cruciani a fondé Delta Évasion en 1979 et réalisé 45 000 vols en tandem au-dessus du lac d'Annecy. Découvrez le portrait du pionnier du vol libre en France.

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